Portrait

Dix/Dix : Valentin Ceccaldi

Article du dossier Yes, we can hear you !

Valentin Ceccaldi, un dixième de tentet


Avec Can You Hear Me ?, Joëlle Léandre a réuni autour de son travail neuf musiciens de générations différentes, faisant une large place à la jeunesse. Au-delà de l’œuvre, que nous chroniquons par ailleurs, nous sommes allés à la rencontre de ces musiciens qui représentent une forme de cartographie de la musique improvisée hexagonale et leur avons posé trois questions sur la contrebassiste, à l’occasion de ses quarante ans de carrière.
Que représente, pour vous, Joëlle Léandre ?
Comment travaille-t-on une partition de Joëlle Léandre ?
Quel est votre disque préféré de Joëlle Léandre et pourquoi ?

Voici la réponse de Valentin Ceccaldi, violoncelliste

Valentin Ceccaldi est membre du Tricollectif. Avec son orchestre Marcel & Solange, il a été l’un des premiers visages du collectif orléanais. Avec son frère Théo, il joue avec Joëlle Léandre dans le trio+1 à qui l’on doit Can You Smile ?. Il joue également avec Sylvain Darrifourcq dans In Love With et le MilesDavisQuintet !


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Valentin Ceccaldi © Michael Parque

1/ Joëlle a été déterminante dans la construction de beaucoup de musiciens et j’en fais partie. Elle bouscule, questionne, encourage chacun à être soi avec une très grande exigence.
Ce qui me fascine chez elle est sa soif de jouer, de rencontrer de nouveaux musiciens, mais aussi son côté boulimique de littérature et de peinture. Elle fonce les oreilles et les yeux grands ouverts.

2/ Avec Joëlle Léandre.
Sa rigueur, ses coups de gueule, ses doutes, son intensité, ses play-your-shit à répétition, son humour, sa bienveillance…

3/ C’est FreeWay (Clean Feed) qu’elle a enregistré en duo avec Pascal Contet.
J’adore ce disque, c’est le disque de Joëlle que j’ai le plus écouté.
Je trouve qu’il y a dans ce disque une grande intensité (c’est quand même souvent avec Joëlle), mais une intensité souterraine, comme un sous-marin qui avance paisible sous l’océan. Paisible mais « inarrêtable », comme Joëlle.

par // Publié le 17 avril 2016