Guy Le Querrec, Jazz… et chocolat

Communiqué :

Rossignol (Tintigny)
Centre Culturel
dim 27 janvier 2008 - 15h00

« Gaume Jazz d’hiver » :

un dimanche sous la chaleur d’Afrique
avec Roland Tchakounté (Blues + Jazz)
et Guy Le Querrec (griot de la photo)

  • 15h00 : Rencontre avec Guy Le Querrec - Retour sur le projet Romano-Slavis-Texier présenté au Gaume Jazz.
  • 16h30 : Pause « Chocolat »
  • 17h00 : Concert de Roland Tchakounté (Cameroun - Tournée JM)

  • 15h00 : Guy Le Guerrec (Agence photo Magnum)
    Le Griot du Leica raconte ses carnets de route… d’Afrique aux scènes jazz.
    Le 12 août 2007, au Gaume Jazz Festival, le trio Romano-Slavis-Texier ravissait le public de ses notes bleues sur fond des photos de Guy Le Querrec, en parfaite symbiose avec la musique. Plus qu’une illustration, ces photos sont l’origine même du nouveau projet de ce « quatuor ». Et Guy Le Querrec, photographe de l’agence Magnum de renommée internationale, grand baroudeur, spécialiste de l’Afrique et du Jazz, est l’âme du Trio Romano-Sclavis-Texier.
    N’ayant pu être présent cet été, il viendra au Gaume Jazz d’Hiver nous raconter ses photos, sa démarche, son amour du jazz et de quelle manière ce projet a été initié, s’est développé, et 15 ans après, a débouché sur ce nouveau spectacle, en première belge à Rossignol.
  • 16h30 : Pause « Chocolat »
    Avec la participation du Marché Fermier d’Ansart et de Cuestas « Eduquer le mangeur » - la pause « chocolat » offrira des dégustations de produits chauds et froids basés sur le chocolat.
  • 17h00 : Roland Tchakounté - Blues au sonorités africaines (Tournée JM)
    Artiste singulier et attachant, toujours en contrepoint des convenances, Roland Tchakounté nous invite à un voyage musical entre le blues d’Afrique, d’Amérique, et des mélopées d’influences multiples. Il joue un blues indigène avec une nature africaine et une culture européenne ; on entrevoit dans sa musique les paysages de champs de coton au beau milieu des brumes du désert. À la première écoute c’est sa voix, vrombissante, chaleureuse, voilée, qui vous prend et puis aussi ses mots, chantés en bamiléké (dialecte du Cameroun dont il est originaire), qui vous intriguent… il chante le blues ! teinté de rock, de soul, de jazz, dans des arrangements musicaux riches et variés. Il dit lui-même qu’il a été influencé par John Lee Hooker et par Otis Redding, par Jimi Hendrix et par Bruce Springsteen… mais même si ces références l’ont inspiré dans ses chansons, c’est une nouvelle forme de blues, tout à fait originale qu’il nous propose ici. Ses chansons parlent de la vie quotidienne, de l’avenir, de ses aspirations, de ses rêves, ses compositions oscillent entre shuffle, boogie endiablé et ballade-rock. Voilà le décor est planté : à vous de savourer ce nouveau cocktail afro-blues-rock…

Entrée : 8 € - 4 € (Etudiants / Sans emploi) – 20 € (Familles)


Infos :

Jeunesses Musicales du Luxembourg belge : Tel. 063/41 22 81 - jmlb@jeunessesmusicales.be

Centre Culturel de Rossignol - Tintigny : Tel. 063/41 31 20 - culturerossignol@yahoo.fr

Avec la collaboration du Marché Fermé d’Ansart, de la Commune de Tintigny et du Leader+ Cuestas, programmes « Itinérance culturelle » et « Eduquer le mangeur ».

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES :

1. Biographie détaillée de Guy Le Guerrec, le photographe qui fait « l’amour avec le réel » (et pas la guerre)

Photographe réputé de l’agence Magnum, Guy Le Querrec est né en 1941 dans une famille prolétaire bretonne. Jeune autodidacte de la photo, il s’initie à son futur métier en photographiant des musiciens de jazz à Londres. Ses débuts professionnels sont tournés vers l’Afrique dont il deviendra au fil des années un véritable spécialiste.

Au cours de sa carrière, il aura des sujets aussi variés que la banlieue, la Bretagne, les Français (la famille, les vacances), la Révolution des Oeillets au Portugal, la Chine, les Etats-Unis, mais toujours avec la préoccupation de placer l’humain au premier plan ; chacun de ses reportages est voulu comme un geste politique et social.

Il s’efforce de voir les choses comme si c’était la première et la dernière fois (il appelle cela l’Oeil de l’éléphant), c’est-à-dire qu’il veut toujours être capable d’émerveillement et de curiosité, y compris vis-à-vis des choses qu’il connaît par coeur, avec un devoir de mémoire, d’enregistrement, de trace.

A l’instar de Cartier Bresson, les photos de Le Querrec sont avant tout des rencontres, des moments de reconnaissance. Son point de vue politique de la société et sa formation dans le jazz sont à la source de ses photos.
Il voit les scènes quotidiennes comme des morceaux de musique, joué ou activé par des forces naturelles. Les rayons de soleil dans un café pourraient être un cri ou un son de trompette, et des ouvriers espagnols se reposant sur le bord d’une carrière pourraient être des notes musicales dans un solo.

Sa passion pour le jazz

La musique, et tout particulièrement le jazz, occupe une place importante dans son travail. Ses photographies constituent une chronique régulière et dense de l’univers des musiciens, de leurs gestuelles, de leurs cadences, de leurs relations et de leurs décors, aussi bien en scène, en concert, ou en répétition, que dans les coulisses, en voyages, en instance de création et de vie.

Il chronique régulièrement la vie de musiciens (notamment celle de Michel Portal dans les livrets des CD « Minneapolis » et « Minneapolis we insist »).
Il invente un nouveau type de spectacle pour les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles : ses photos, projetées sur écran géant, sont conçues comme partition pour musique improvisée en direct par un quartet (Michel Portal, Louis Sclavis, Henri Texier et Jean-Pierre Drouet).
Il réalise une campagne d’affichage évolutif dans le métro parisien (Jazz comme une Image) consacrée au Festival Banlieues Bleues.

Il a participé à une trentaine de films documentaires sur le jazz.
Depuis 15 ans il sillonne à nouveau l’Afrique (plus de 25 pays) avec les musiciens Aldo Romano, Louis Sclavis et Henri Texier (trio inventé à son initiative). Découleront de ce projet 3 coffrets (cd et livrets, récits photographiques de ces voyages) : en 1995 « Carnets de Routes » (Afrique Centrale et de l’Ouest), en 1999 « Suite Africaine » (Afrique de l’Est et du Sud), et en 2005, « African Flashback », comprenant une sélection de 200 photos prises entre 68 et 98 et mises en musique par le trio.

Fidèle à son leica depuis ses débuts, Guy Le Querrec insuffle depuis toujours et pour toujours de la vie (et donc de la musique !) dans ses photos. Et pour terminer, on le citera, en attendant qu’il développe tout cela, à Rossignol, ce dimanche 27 janvier 2008 : « Photographier est un acte d’abandon et un rendez-vous réussi ou manqué avec le hasard. (…) Je ne suis pas zen, mais cette idée de solliciter sa poésie et son imaginaire est la raison pour laquelle je suis allé vers la photographie. » Et parlant du besoin d’efficacité de certains photographes, il dit cette très belle phrase : « moi, j’essaie de faire l’amour avec le réel, et vous, vous êtes en train de lui faire la guerre. »

2. ROLAND TCHAKOUNTE
Cameroun/France

« J’en profite pour rendre hommage à John Lee Hooker qui m’a transmis le virus du Blues. Je n’oublie pas Muddy Waters, Robert Johnson ni Ali Farka Touré que j’ai découvert bien tard, il faut le dire… »

Artiste singulier et attachant, toujours en contrepoint des convenances,
Roland Tchakounté nous invite à un voyage musical entre le blues d’Afrique, d’Amérique, et des mélopées d’influences multiples.

Artiste à vocation internationale, Roland Tchakounté, né au Cameroun, partage sa carrière entre la France, l’Europe et le Japon. Après diverses expériences en groupe, il affirme un peu plus son côté blues roots en constituant un duo avec le slideman Mick Ravassat. Son dernier album, sorti en 2005, est entièrement interprété en Bamiléké, sa langue maternelle. Même si le chant envoûtant affiche très clairement sa couleur d’origine, ce parisien d’adoption s’éloigne quelque peu de la musique africaine traditionnelle par une utilisation permanente du contre-pied et par un jeu très occidental. On sent poindre au loin l’influence de Muddy Waters ou de John Lee Hooker, on entrevoit les paysages de champs de coton au beau milieu des brumes du désert. Roland Tchakounté joue un blues indigène avec une nature africaine et une culture européenne.

Première formation française invitée à se produire au prestigieux Chicago Blues Festival aux côtés de Buddy Guy ou Robert Lockwood Jr, ce duo a également remporté le prix spécial Cognac Blues Passions au Tremplin Blues sur Seine 2005. Par ailleurs, le Québec leur a réservé en 2006 le meilleur des accueils en les programmant dans le cadre du FestiBlues International de Montréal et leur a offert une place de choix dans le spectacle « Planète Blues » en compagnie de Grégory Charles, Luck Mervil, Corky Siegel, Travis Knight sous la direction de Guy St Onge, spectacle capté par TV5 pour une diffusion sur le continent américain. Roland et Mick ont gravi les étapes pour arriver aux finales du International Blues Chalenge de Memphis USA en janvier 2007. À la première écoute c’est sa voix, vrombissante, chaleureuse, voilée, qui vous prend et puis aussi ses mots, chantés en bamiléké (dialecte du Cameroun dont il est originaire), qui vous intriguent… il chante le blues ! teinté de rock, de soul, de jazz, dans des arrangements musicaux riches et variés. Il dit lui-même qu’il a été influencé par John Lee Hooker et par Otis Redding, par Jimi Hendrix et par Bruce Springsteen… mais même si ces références l’ont inspiré dans ses chansons, c’est une nouvelle forme de blues, tout à fait originale qu’il nous propose ici. Ses chansons parlent de la vie quotidienne, de l’avenir, de ses aspirations, de ses rêves, ses compositions oscillent entre shuffle, boogie endiablé et ballade-rock.

Voilà le décor est planté : à vous de savourer ce nouveau cocktail afro-blues-rock… (Extrait de la chronique de son CD Abango parue dans la revue Blues & Co) Mick Ravassat (guitare) est complice de Roland Tchakounté depuis 2003 ; il dirige également sa propre formation en France : Mick Ravassat & the Blue Team, et a fait partie du Révérend Blues Gang en 2004/2005. Il adore jouer de tous les styles - il a participé aussi à des projets pop -, à condition qu’il puisse exprimer ce qu’il préfère : les sons Blues… Mathias Bernheim (percussions) commence le « métier » en clubs et notamment au célèbre cabaret parisien Les trois maillets où il accompagne chanteuses et chanteurs brésiliens, sénégalais, malgaches, portugais, turcs, yougoslaves, russes, cubains. Il est aujourd’hui le batteur/percussionniste de Taxi Luna (musique des Balkans), Zéph (chanson pop afro), Niyya (musique soufie franco-marocaine), Madjid Ziouane (chanson franco-algérienne), French Gospel Voices (gospel), Booga Stuff (rock zappaien).