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Jorge Durán y su Jalea de Mambo

Festival Toros y Salsa, Dax, 10 septembre 2016.
Jorge Durán, vibraphone, arrangements et direction ;
Alex Fernández, flûte, sax ténor ;
Ithamar Di Marco, guitare ;
Borja Arias, piano ;
Fabián Peñaranda, basse ;
Jaime Vázquez, congas ;
Juan Viera, timbales ;
Ángel Herrera, bongos, campana, et tambours batá

« Toros y Salsa » est un festival qui ne dit pas son nom. Bien sûr il y a les arènes et les taureaux, mais bien au-delà, de fête de la salsa il est devenu au fil de plus de vingt éditions LE festival des rencontres internationales des musiques latines. Ses descargas (jam sessions latines popularisées par le maestro Israel « Cachao » López), mythiques, sont devenues sa signature ; et sont citées en exemple dans le monde entier par les musiciens et les musicologues. Plus localement, quand vient septembre, c’est aussi le festival de tous ceux qui refusent le départ de l’été.
L’émotion fut donc grande lorsque de funestes oracles évoquèrent la fin possible de l’événement. La réponse artistique, elle, fut à la hauteur des attentes : flamboyante de talents, de créations et de diversité, à l’instar de la prestation de Jorge Duran y su Jalea de Mambo. L’octet du vibraphoniste vénézuélien revisite le latin jazz de Cal Tjader avec un rare bonheur, instrument oblige, mais aussi et avec une égale aisance Chano Pozo, Oliver Nelson, Horace Silver ou encore Thelonious Monk.
On prétend avoir vu sourire l’ombre bienveillante de Tito Puente entre les remparts et le fleuve.
Sur les bords de l’Adour, l’été va durer encore un peu.

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par Pierre Vignacq // Publié le 28 mai 2017