Citizen
Édition du 24 mai 2012 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
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Complexion

Stéphane Persiani

Jean-Michel Couchet (sop, alto) ; Michael Felberbaum (g) ; Fred D’Oelsnitz (p, fender) ; Stéphane Foucher (d) ; Stéphane Persiani (b)

Voilà un retour qui fait plaisir. Persiani, le solide bassiste, le grand frère, le compagnon de route de toute une génération, s’était éclipsé aux USA. Le voilà rentré, pour un disque éclatant, riche et plein d’idées. Avec lui, quelques francs-tireurs de première : Couchet, incisif et précis et Felberbaum tout à son aise de retrouver son ancien co-équipier du groupe de Steve Potts… Persiani est troublant. Non content de ressembler à Mingus sur le plan physique, voilà qu’il propose des arrangements délicats et puissants. Quelques compositions de lui (dont l’excellent The blue baboon & the fish sur lequel Felberbaum et Couchet s’en donnent à cœur joie) quelques thèmes de Felberbaum qui fait montre ici de toute sa sensibilité. On notera la présence du père, André Persiany, sur un morceau.
Stéphane Persiani est un bassiste très profond, très sûr, qui joue sans crainte, sans précipitation. Leader, il l’est sans écraser les autres. Complexion est avant tout le fruit d’un long travail de groupe, une mise en commun des possibilités. A ce titre, Persiani a su tenir la barre et peut-être fier. Son retour est une bonne chose.

par Matthieu Jouan // Publié le 16 avril 2001
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