Publié le 15 février 2003
Ari Hoenig
Peu de musiciens se sont élevés aussi rapidement au sommet du monde du jazz que le faire le batteur Ari Hoenig.
Né en 1973 à Philadelphie de parents musiciens, il poursuit ses études à l’université de Denton (Texas) où il sera adoubé par Ed Soph, avec qui il parfait son éducation musicale et fait quelques enregistrements. En 1996, il se lance dans une aventure vigoureuse et toujours d’actualité avec le trio du pianiste Jean-Michel Pilc, où la fusion avec le contrebassiste François Moutin ravit par sn groove herculéen. Après l’enregistrement de plusieurs morceaux sur le dernier album du saxophoniste Julien Lourau (The Rise), c’est à l’occasion de la sortie, en août dernier, de son deuxième album solo (de batterie uniquement), The Life of a Day, qu’Ari Hoenig nous accueille pour une interview. « Ce qui compte, c’est l’apprentissage ! » (Ari Hoenig)
Salut Jimmy !
Les activités musicales sont présentes presque partout aux Etats-Unis. Il n’appartient qu’à vous de rencontrer des gens et faire des sessions, des rencontres. Les trois villes où j’ai passé le plus clair de mon temps sont : Philadelphie, Denton et New York. Tous ces endroits regorgent de jam sessions, scènes ouvertes avec des thèmes précis, etc. Mais s’il n’y avait aucun concert près de chez moi, j’irais où il faut !
Tous les groupes, tous les musiciens m’ont influencé, mais davantage les groupes que les musiciens en particulier. En premier, je dirais le groupe de Wynton [Marsalis] avec Jeff Watts, Marcus Roberts ou Kenny Kirkland. Ensuite, le trio de Keith Jarrett et bien entendu John Coltrane et tout l’héritage qu’il nous a laissé avec McCoy [Tyner] et Elvin Jones et aussi Miles Davis, particulièrement avec Tony Williams. Pour les grandes influences de mon jeu, il y a aussi Bill Stewart, Earl Harvin, Ahmir Thompson(jeu plutôt roots), Dave Lombardo (un tueur !), Tomas Haakke, John Roberts, Keith Carlock, Zach Danziger, Ali Jackson, ou encore Square Pusher et bien d’autres, mais la liste serait interminable.
Oui, effectivement c’est un tour de force, ce trio ! Mais cela ne ressemble jamais à du travail. Si je suis dans la musique, c’est que la musique me fait oublier toutes les barrières physiques. L’âme de ce trio est un noyau d’audace et de finesse.
Je pratique un peu le piano, qui offre beaucoup de possibilités au point de vue du rythme, de l’harmonie et de la mélodie, et ceci pour tous les musiciens. J’ai aussi travaillé les timbales d’orchestres et quelques autres percussions classiques dans le passé, mais jamais les congas ou le djembé.
J’utilise quatre toms fabriqués sur commande, une grosse caisse de 16 pouces Ludwig, deux toms de 12 et 14 pouces Yamaha en érable et une caisse claire Ayotte. J’utilise des cymbales Zildjian et Dragon Meinl.
Je ne peux pas dire que l’un ou l’autre a été plus difficile. Tout dépend du niveau qu’on veut atteindre. Je me souviens d’avoir étudié des oeuvres pour caisse claire que j’ai vraiment appréciées de Cirone et Wilcoxen.
C’est une question difficile, mais pour moi ce qui se produit dans l’improvisation c’est juste une chose qui vous touche et vous donne la créativité et les émotions suffisantes, avec d’autres, à un moment donné.
Je ne fais pas réellement de musique avec l’électronique, mais je suis influencé par la musique électronique, j’expérimente. J’ai joué avec des séquenceurs et des DJs à plusieurs reprises et je trouve ce milieu très ouvert, très orienté vers la créativité .
Pourquoi pas ? Du moment que l’on respecte les artistes et les gens qui fournissent un travail, que tout le monde y trouve son compte.
Ici, aucun grand secret ! Ecoutez ! Jouez ! Travaillez avec des disques, entretenez un rapport intime avec la musique.
Je pratique toujours dès que l’occasion se présente mais j’ai de plus en plus tndance à composer au piano.
Actuellement, mon travail se focalise sur des compositions en tant que leader pour un quartet composé de Jean-Michel Pilc au piano, Jacques Schwartz-Bart au saxophone ténor et Matt Penman à la basse. Enfin j’espère sortir très prochainement un album avec cet ensemble.
Merci pour votre intérêt, et pour vous tenir au courant de mes activités, obtenir plus d’informations, visitez mon site Internet : www.arihoenig.com Interview réalisée pour Percussions.org - Brooklyn (New York-USA) Quelques références et liens sonores à découvrir :
Voir aussi :
Joris Roelofs - Ari Hoenig - Aaron Goldberg - Johannes Wiedenmuller Le 11 Octobre à 21:00 Sunside - (22 €) |

















