Batterie, basse et clavier sont ici relégués à la fonction d’accompagnement tandis que les deux souffleurs sont à la gouverne. Et plus particulièrement Nathan Daems qui a composé l’ensemble des morceaux à l’exception de « High Upon the Mountain High High Upon the Hill », signé Jon Birdsong. Cette configuration est flagrante dès l’ouverture de l’album. Sur « Bones », la flûte mène un exercice de charmeur de serpents. Aisément, on imagine face à nous un cobra dressé et dansant. L’esthétique est en effet à l’hypnose. Sauf qu’il ne s’agit pas de l’Inde : le projet a été conçu après une pérégrination nocturne en Grèce.
La touche mystique et orientale est indéniable. D’ailleurs, peut-être que le pouvoir de ces fleurs tient à leurs propriétés toxicologiques ? Le baume de cet album est en effet riche d’effluves psychédéliques et il faudra obligatoirement entrer en transe pour l’apprécier. Sans ça, on passerait à côté d’un projet qui pourrait s’apparenter à du chamanisme apollinien.
