Scènes

Le jazz à Nantes (I)

Le Jazz à Nantes, Dow by the River Loire, de Philippe Hervouët, reprend l’histoire de la longue relation entre la cité ligérienne et cette musique inventée par les descendants des victimes du commerce triangulaire.


Le livre de Philippe Hervouët, Le Jazz à Nantes, Dow by the River Loire, paru en 2007 aux éditions SNER, reprend l’histoire du jazz à Nantes, longue relation entre la cité ligérienne, connue pour avoir été une ville du commerce d’esclaves, et cette musique née de l’autre côté de l’Atlantique, inventée par les descendants des victimes du commerce triangulaire.

Nantes aurait accueilli le premier concert de jazz en Europe, en 1918, Jim Europe et ses troupes donnant à découvrir cette musique nouvelle à un public que l’on peut penser ébahi, devant le théâtre Graslin, haut lieu de la vie culturelle nantaise. Depuis ce concert inaugural, les liens entre le jazz et la cité des Ducs de Bretagne ne se sont jamais démentis. Suite à la prestation de Jim Europe, de nombreux autres concerts ont lieu pendant les années 1920 et 1930, Ray Ventura vient notamment plusieurs fois à Nantes. Puis, en 1943, se crée le premier Hot Club de Nantes. Les années 1950 et 1960 vont voir défiler Dizzy, les Jazz Messengers, Don Byas, Max Roach, Sydney Bechet et Mezz Mezzrow à Graslin, Mauduit ou l’Apollo. Mais les jeunes musiciens français ne sont pas absents de la scène nantaise : ainsi Solal, Michelot accompagnés de Kenny Clarke jouent à Nantes en 1957, puis c’est le tour de François Jeanneau, René Urtreger, Bernard Vitet, Bob Guerin et le régional François Tusques.

Durant ces années se créent aussi le Jazz Club de Nantes puis le Cercle Nantais de Jazz (CNJ). Tous ces groupes d’amateurs ne ménagent pas leur peine pour faire venir les plus grands. Les Nantais ont donc la chance de découvrir en concert des tenants d’un jazz en évolution constante avec la venue de Thelonious Monk en 1966, Steve Lacy et Anthony Braxton en 1973, ou encore Cecil Taylor et Archie Shepp en 1975. Durant toutes ces années, et notamment grâce au CNJ, Nantes va accueillir tout ce qui se fait de mieux dans le monde du jazz. Chaque visite en France d’un maître est une occasion à saisir. Après les grandes stars américaines, qui continuent à se produire régulièrement à Nantes, les figures marquantes du jazz européens commencent également à y donner des concerts, tels Evan Parker, Willem Breuker, Enrico Rava ou Kenny Wheeler.

Un des premiers grands événements annuels est créé en 1986 : le festival Jazz sur Loire, qui démarre en novembre et va animer le paysage nantais jusqu’en 1993. L’année suivante voit la création du Pannonica, qui va relancer la vie du jazz à Nantes en en devenant la plaque tournante. [1]. Enfin, Nantes a également son grand festival de jazz depuis de nombreuses années avec les Rendez-Vous de l’Erdre qui accueillent un public toujours plus nombreux.

On le voit, il n’est pas étonnant que la scène jazz nantaise soit aujourd’hui parmi les plus actives du pays : la ville et son agglomération sont riches de lieux, d’événements ou de collectifs qui font vivre le jazz en France.

Les lieux du jazz

« Steve Lacy debout au centre, teste le son de la salle, le premier “soundcheck” acoustique du Pannonica. Pour moi ce moment tant attendu est le plus important. Tout autour, encore une vague odeur de peinture fraîche. Steve se retourne vers moi en souriant, pose son sax sur la table et hoche la tête. C’est bon ! ». — François-Xavier Ruan.

Après l’aventure de la Péniche Bleue amarrée Canal Saint-Félix, le Pannonica naît à l’automne 1994, toujours sous la direction de François-Xavier Ruan. Ce petit club situé sous la salle Paul-Fort accueille deux à trois concerts par semaine entre octobre et juin. Tenant son nom de la baronne Pannonica de Koenigswarter, il est devenu la pierre angulaire de la vie jazzistique nantaise. Plutôt orienté vers le jazz contemporain et les musiques improvisées, le « Panno » offre ce qui se fait de mieux aujourd’hui dans le jazz français, européen et mondial. Ces dernières années, on a pu y entendre des géants comme Steve Lacy, Mal Waldron, Archie Shepp, l’Art Ensemble of Chicago. Dans les générations plus récentes, Louis Sclavis, Henri Texier, Michel Portal, Tony Malaby, Dave Douglas, Marc Ducret ou encore Tim Berne ont eu l’occasion de se produire au Pannonica ou salle Paul-Fort, lorsque la capacité d’une centaine de place du club n’était pas suffisante. Affilié à la Fédération des Scènes de Jazz et de Musiques Improvisées, c’est un des seuls clubs de la région et la qualité de sa programmation attire les amateurs. Il draine un public beaucoup plus large que celui de la simple agglomération nantaise : il n’est pas rare de croiser des spectateurs en provenance de Rennes, Angers ou Poitiers.

Mais loin d’être une simple salle de concert, c’est un véritable acteur dynamique du jazz à Nantes : de nombreuses résidences y sont organisées, offrant aux artistes le temps d’aller au bout d’un projet. Le Pannonica propose tous les ans une série de concerts autour d’un instrument : Appassionata, en 2006, fit découvrir aux spectateurs quelques-unes des étoiles du piano, avec Alain Jean-Marie, Ronnie Lynn Patterson ou encore François Raulin. En 2007, ce mini-festival était consacré au saxophone, avec par exemple des concerts de Sébastien Texier, Géraldine Laurent ou Print. Enfin, il n’oublie pas le futur et donne aux amateurs la chance se produire dans une vraie salle de concert grâce aux soirées Premières Scènes.

Toutes ces expériences, ces concerts, ces rencontres sont accessibles au plus grand nombre grâce à une politique tarifaire généreuse : la plupart des concerts se situent à 8 / 15€, avec possibilité d’abonnement pour les plus assidus. Car le meilleur moyen de découvrir le jazz, ce sont les concerts !

Le changement de direction du club, survenu il y a quelques mois avec l’arrivée de Cyrille Gohaud en lieu et place de François-Xaver Ruan n’a rien changé : le nouveau directeur a même renforcé l’implication du Pannonica en lui donnant une nouvelle mission : la vente de disques ; en effet, alors que l’industrie est en crise et que les canaux de distribution parallèles se multiplient, le Panno a décidé de vendre durant les concerts des albums issus notamment des catalogues des Yolk et des Allumés du jazz. Un accès direct aux œuvres des musiciens, sans ces intermédiaires qui, aujourd’hui, le plus souvent, ne sont là que pour prélever leur commission…

Le Lieu Unique, Scène nationale de Nantes, est situé dans l’ancienne usine Lefèvre-Utile (LU) au centre ville. Lieu incontournable de la vie culturelle nantaise, il accueille des spectacles de danse, des concerts, des expositions. Il abrite également une librairie, un restaurant, le Grenier du Siècle. On a pu y découvrir en 2006 le Moonchild de John Zorn et le Sex Mob de Steven Bernstein.

Mais le jazz à Nantes ne se cantonne pas au Pannonica ou au Lieu Unique. Quelques cafés proposent très régulièremen tdes concerts, souvent de petits groupes locaux ou de nantais reconnus, de passage chez eux. Deux sont particulièrement actifs. Le Canotier est un jazz-café situé sur les bords de l’Erdre (à croire que cette rivière inspire les jazzmen), au centre ville. Chaque fin de semaine s’y produisent des groupes de blues et jazz, dans une ambiance bon enfant. Toujours dans le centre de Nantes, le Violon dingue est un rendez-vous majeur de la vie des noctambules. Régulièrement, on peut y entendre les membres du collectif Yolk ou des groupes régionaux venus y fourbir leurs improvisations.

Parallèlement à ces acteurs majeurs, il est possible d’écouter du jazz dans la programmation de la Cité des Congrès, du Piano’cktail, de la Maison de la culture de Loire-Atlantique, d’Onyx ou encore à l’Olympic.

Les événements jazz

Les Rendez-Vous de l’Erdre, ce sont 120 000 spectateurs réunis durant trois jours sur les bords de l’Erdre, magnifique rivière traversant Nantes, pour découvrir du jazz en plein air, éparpillé un peu partout - un mélange hétéroclite de musiciens de renommée internationale et de groupes locaux. Tous les ans, durant le dernier week-end d’août ou le premier de septembre, cette manifestation entièrement gratuite permet aux Nantais de passer de scène en scène, sur l’eau, sur les berges ou dans les jardins, pour s’essayer au jazz ou venir écouter leur artiste préféré. Beaucoup de familles déambulent ainsi, sous le soleil de la rentrée. On se dit que le jazz est, finalement, une musique populaire et qu’il est bien triste qu’il ait au contraire une image élitiste. En facilitant l’accès à cette musique, en proposant au public de l’écouter « live », on permettrait peut-être au jazz de retrouver le succès qui fut le sien il y a quelques décennies. Le tour de force réussi par les Rendez-Vous de l’Erdre est justement de réconcilier les spectateurs avec cette musique tout en proposant une affiche royale : en 2008, Charles Lloyd, Médéric Collignon, l’ONJ, Francesco Bearzatti et son excellent Tinissima quartet, sans compter les nouveaux talents et les groupes régionaux. Lors de la dernière édition, les têtes d’affiche n’étaient autre que Romano/Sclavis/Texier, le Paris Jazz Big Band, Rhoda Scott, Simon Goubert et Sophia Domancich, Maak’s Spirit ou encore Speeq. Un pari osé mais parfaitement réussi.

Autre événement important de la rentrée, Jazz-sur-Lie est un petit moment de paradis terrestre. Dans un cadre idyllique, au milieu du vignoble nantais, les différents concerts sont organisés dans le petit hameau du Pé-de-Sèvre, sur la commune du Pallet. L’implication des habitants est totale, certains allant jusqu’à accepter qu’une scène soit installée dans leur jardin ou que des musiciens se produisent dans leur hangar. Et puis il y a cette petite clairière, sur les berges de la Sèvre nantaise. Au milieu, une scène en bois. Tout autour, des arbres et les spectateurs assis dans les sous-bois, par terre, venus se délecter du lieu et la musique. A découvrir absolument, un verre de muscadet à la main – des viticulteurs sont présents – et le ciel étoilé au-dessus de la tête, d’autant que là aussi, la qualité est au rendez-vous : Steve Potts s’y produit presque tous les ans, les musiciens de Yolk également, tout comme Médéric Collignon ou encore le Satierik Trio de Philippe Alaire.

De l’autre côté de Nantes — et de l’été —, Saint-Herblain propose ses Soleils bleus chaque mois de juin/juillet. Quatre vendredis soirs de suite, une scène est installée dans la cour d’un magnifique édifice en pierre dans le parc de la Bégraisière. On peut y entendre gratuitement du jazz, beaucoup, et des musiques du monde, un peu. Encore une fois, la réussite de cet événement tient à la fois à la qualité de la musique proposée et à l’écrin exceptionnel qui accueille spectateurs et musiciens. Cette année, se sont succédé sur scène François Ripoche et son quartet, Magma, la Little Big Compagnie des Musiques à Ouïr ou encore Anne Pacéo. Une bonne manière d’attaquer l’été !

Dans un autre registre, All’improvista est un festival créé par le Pannonica et qui vient de vivre sa 5è édition en 2008. Comme l’annonce le site, « Durant ces cinq jours, l’équipe du Pannonica vous propose d’ouvrir une fenêtre vers une scène aux projets bouillonnants d’idées et en recherche constante d’innovation, qui laisse la place à la transversalité des arts. Ainsi, art sonore et visuel, chant, improvisation, poésie, électroacoustique, free-musique et musiques contemporaines se mêlent, s’affirment pour faire naître une forme nouvelle non identifiée. » Autant dire qu’on est en pleine free music. De nombreux lieux sont investis par le festival, comme le Violon Dingue, le Musée des Beaux-Arts, la salle Paul-Fort, le Jardin des Plantes, l’église Notre-Dame de Bon-Port ou le Pannonica. Ce festival est l’occasion de découvrir de nombreux artistes phares des musiques improvisées (citons Jean-Luc Cappozzo, Jean-Luc Guionnet, Barre Philipps, Hasse Poulsen, Daunik Lazro), souvent pour des créations. Un tel festival est rare en France, souhaitons lui longue vie.

Enfin, pour en terminer avec les événements marquant de la scène jazz nantaise, il faut aussi parler de La Nuit du Jazz. Annuelle, entièrement financée par des entreprises, elle est le rendez-vous important d’un jazz classique avec la venue régulière du Côte Ouest Big Band et de grands noms du jazz mainstream, notamment des chanteuses et chanteurs. Cette nuit du jazz est organisée à la Cité des congrès et Philippe Adler en fut un des animateurs en 2007. Il est intéressant de noter qu’elle se déroule sur deux soirées : la première est réservée aux entreprises, la seconde ouverte au public. Une approche innovante pour ouvrir l’accès au jazz.

Les acteurs du jazz

Ce qui différencie Nantes, c’est l’existence d’une véritable scène jazz contemporaine. De nombreux musiciens français parmi les plus prometteurs sont originaires de la région. On peut citer le saxophoniste Alban Darche, le trompettiste Geoffroy Tamisier, le pianiste Baptiste Trotignon, le saxophoniste François Ripoche ou encore le saxophoniste et clarinettiste Matthieu Donarier. Certaines connivences sont anciennes, comme celle de Darche et Tamisier qui jouaient déjà ensemble au collège.


JPEG - 50 ko
Alban Darche / François Ripoche
Le Gros Cube, Alban Darche / François Ripoche
Jazz sous les Pommiers, Théâtre Municipal, Coutances, France, 27/05/2006
© Patrick Audoux

L’année 2000 marque la création du label Yolk par Alban Darche, Sébastien Boisseau (contrebassiste) et Jean-Louis Pommier (tromboniste). L’objectif était de se libérer des contraintes imposées par les labels et de publier les projets sans attendre l’aval de la maison de disques. Yolk est plus qu’un label, c’est une véritable famille : chaque musicien accueille d’autres membres du collectif sur ses productions personnelles. Ainsi, on retrouve Alban Darche au sein du Qüntet de Jean-Louis Pommier. Lorsque Tamiser monte son OLH Acoustic, Darche est encore de la partie, tout comme Baptiste Trotignon, Gueorgui Kornazov ou Simon Mary. Pour le Gros Cube, Darche convie Boisseau, Pommier, Tamisier… Chaque projet est singulier, que ce soit les albums de Kornazov, de Quartethno, du Gros Cube ou de Qüntet, mais la famille Yolk est toujours présente. Il y a également une esthétique Yolk : les albums présentant de larges ensembles (Le Gros Cube, OLH Acoustic) démontrent de véritables talents de compositeurs, avec des palettes sonores caractéristiques et passionnantes.

Mais ce qui fait la force de Yolk, c’est que la famille s’agrandit et que le collectif a les yeux continuellement ouverts sur le monde. Pour le Jazzophone Quartet, Alban Darche et ses amis invitent Tim Berne. Plus récemment, c’est Kenny Wheeler qui est la cerise sur le gâteau du G. Meets K. de l’OLH (Tamisier). En 2006, Yolk poursuit son ouverture et publie 21 émanations d’Octurn puis une compilation Zoom !, signe d’ouverture sur l’Europe et sur ces collectifs qui constituent un élément majeur du jazz d’aujourd’hui. L’Europe est également présente lorsque des musiciens issus de ce collectif nantais enregistrent pour le label hongrois BMC avec les jazzmen locaux tel Gábor Gadó. Enfin, une compilation présentant les principaux groupes nantais sort en 2007 : Ligéria donne un excellent aperçu de la diversité et du dynamisme de la scène nantaise aujourd’hui.

On peut sans doute expliquer en partie cette ouverture par les relations existant entre le Pannonica et Yolk. Il est fort probable que la qualité de la programmation du club, la variété des musiciens et des tendances qui y sont présentées ait favorisé les relations de Yolk avec l’extérieur ainsi que l’influence de certains musiciens contemporains emblématiques tels que Tim Berne, Steve Coleman, Kenny Wheeler ou Dave Douglas sur les Nantais. La musique proposée par Yolk est également enrichie par les sonorités du monde : la musique arabe pour Quartethno, le klezmer pour Klezmerstone, la musique indienne pour Mukta. Cette diversité d’influences, de styles, de taille de formations permet au catalogue Yolk d’être représentatif du jazz aujourd’hui : une connaissance de l’histoire, des expérimentations, des mélanges d’influences, des petits groupes et des orchestres.

La réussite de Yolk a été couronnée au printemps 2008 par le festival Yolk aux Disquaires qui s’est tenu dans ce club parisien du 31 mars au 6 avril derniers. L’occasion pour les Parisiens de découvrir en concert le collectif et ses différentes facettes, véritable vitrine destinée à prouver si nécessaire que Yolk est aujourd’hui un acteur majeur du jazz français et européen. Ce n’est pas pour rien qu’on retrouve nos amis dans la plupart des projets qui comptent (X’Tet de Bruno Régnier, le Caratini Jazz Ensemble, Le Sacre du Tympan de Fred Pallem)voire au côté de grands noms comme Daniel Humair ou Gábor Gadó.

Pour achever de décrire cette histoire d’amour entre Nantes et le jazz, voici une discographie sélective, histoire de convaincre les derniers sceptiques. A commander directement sur le site de Yolk (pour la plupart) ou, mieux encore, à acheter après avoir assisté à l’un des concerts donnés au Pannonica !

par Julien Gros-Burdet // Publié le 11 septembre 2008
P.-S. :

Discographie sélective

• Chez Yolk :

  • QuartEthno sabäa – Twada
  • Jazzophone compagnie + Tim Berne – Mosaïques
  • OLH Acoustic – G. meets K.
  • Matthieu Donarier – OpticTopic
  • Geoffroy Tamisier Trio – Au Bonheur des Anges
  • Cédric Piromalli – Monk
  • Octurn – 21 Emanations
  • Alban Darche Trio - Trickster
  • Print – Baltic Dance
  • Zoom ! – compilation de collectifs européens
  • LPT3 – Déjà 7h ?!
  • Le Gros Cube – Polar Mood

• Sur d’autres labels :

  • Unit – Time Settings (BMC)
  • Gábor Gadó – Modern Dancing for the Advance in Age (BMC)
  • Daniel Humair - Baby Boom (Sketch)
  • Alban Darche – Trumpet Kingdom (BMC)

Liens

• Sur l’histoire du jazz à Nantes

• Le Pannonica et le journal du club, notamment le numéro 4 pour les 10 ans :

• Sur la création de Yolk et le marché du disque, une contribution passionnante de Sébastien Boisseau

A lire

Philippe Hervouët – Le Jazz à Nantes, de 1918 à nos jours – Down by the River Loire (SNER, 2007)

[1Il est d’ailleurs amusant de noter que parmi les nombreux musiciens qui sont revenus souvent se produire à Nantes, comme Archie Shepp ou Mal Waldron, on retrouve Steve Lacy qui va presquz inaugurer le Pannonica