Scènes

Les autres scènes de Jazz à Vienne

Vienne, c’est beaucoup plus que le Théâtre antique. Pour certains, d’ailleurs, le festival se joue d’ailleurs partout sauf dans l’arène.


Marcin Wasilewski © P. Audoux/Vues sur Scènes

Jazz à Vienne, c’est beaucoup plus que le Théâtre antique. Pour certains, d’ailleurs, le festival se joue d’ailleurs partout sauf dans l’arène. Il faut dire que du milieu de l’après–midi au petit jour, il y a de quoi faire. Trop, dpeut-être. Concerts du Rezzo, du Club de Minuit, du Jazz Mix… sans compter tous les sets sauvages qui déboulent en ville.

Géraldine Laurent Trio © P. Audoux/Vues sur Scènes

Le Club de Minuit mène sa vie bien à lui. Durant cette quinzaine festivalière, il a accueilli aussi bien Carine Bonnefoy, Norma Winstone, Sophie Alour, Géraldine Laurent et Monnette Sudler que Michèle Hendricks ou Anat Cohen. Un parti-pris féminin ? Non pas. Il a aussi accueilli Steve Grossman, énorme, Walter Smith III, Mokhtar Samba, Martin Wasilewski ou Hamilton de Holanda, Fers & Magnesium et Pierre Christophe Trio. Beaucoup de pointures qui constituent, dans ce petit théâtre à l’italienne, un festival « bis » immédiat, spontané, plus propice sans doute aux ruptures musicales qui font ressortir telle ou telle intervention. C’est évidemment Grossman qui a laissé la plus forte impression. Sur scène, avec Alain Jean-Marie, Sangoma Everett et Matthias Allamane, il avait invité un autre sax, Valerio Pontrandolfo, lui aussi implacable. De la haute volée.

Steve Grossman © P. Audoux/Vues sur Scènes

De plus, depuis quelque temps [1], le festival s’est fabriqué au bord du Rhône un petit chapiteau façon manège d’antan où démarrent à minuit des concerts de musiques « autres ». Tout le problème est de suivre sans rien louper du Club de Minuit. Bref, impasses, pair et manque. Cette année, ça se compliquait encore puisque la chaîne Mezzo s’était chargée de la programmation. On est presque devant un petit festival à part entière. Chaleureux. Festif. Avec des pépites. C’est Leo Tardin et Mike Ladd qui débarquent avec le même Ambrose Akinmusire. C’est Eska. C’est Cheick Tidiane Seck. C’est Soil & Pimp Sessions, arrivé du Japon, épaulé par José James. C’est Thôt escorté de Stéphane Galland et DJ Grazzhoppa aux platines. Et ce fut surtout Jî Drû + Stéphane Belmondo + des tas de talents aiguisés dru qui ont séduit. Charme et fantaisie. Le Jazz Mix a désormais son existence propre.

Norma Winstone © P. Audoux/Vues sur Scènes

Jî Drû / Sandra Nkaké © P. Audoux/Vues sur Scènes

Michelle Hendricks © P. Audoux/Vues sur Scènes

par Jean-Claude Pennec // Publié le 11 août 2008

[1et surtout depuis un épisode malheureux mettant en scène une péniche pas « conforme » à Vienne mais conforme… à Lyon, où elle prospère désormais