Scènes

Antonio Farao et Stéphane Belmondo


Concert d’Antonio Farao et Stéphane Belmondo aux Duc des Lombards le 15 mars 2003. Antonio Farao (p), Stéphane Kerecki (cb), Jean-Pierre Arnaud (b), Stéphane Belmondo (tp, bugle).

Mes deux dernières apparitions aux Duc des Lombards ces derniers temps auront été pour Antonio Farao. Toujours en quartette avec comme sideman Nicolas Folmer, puis cette fois- ci Stéphane Belmondo (peut-on dire vraiment parler de sideman pour ce dernier ?).


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S. Belmondo par Lionel Moreau

Arrivé en retard, je n’ai pas d’autre choix que de m’asseoir sur un bout de banc devant le fameux pylône avec le miroir. A la fin du concert, je me suis rendu compte que cette place n’était pas si mal, car au moins on ne voit que la musique !

Première entrée en matière, par un thème de Farao. Et je suis projeté directement dans l’espace. Antonio Farao joue de plus en plus vite. Stéphane Belmondo chauffe ses lèvres. Plus le concert avance plus l’osmose grandit. Antonio Farao est un virtuose, un grand technicien mais il sait aussi, être sensible. Toutes les ballades sont interprétées avec une grande justesse et un toucher très fin.

Stéphane Belmondo est toujours égal à lui-même. Un son hors du commun, puissant, profond, sombre parfois. Tous ses chorus sont d’une intelligence absolue, il sait mettre la note bleue quand il le faut. Une version de Stella by Starlight d’une puissance et d’une beauté digne de la version de My Funny Valentine in concert de Miles Davis.

Jean-Pierre Arnaud, batteur toujours puissant et un très jeune contrebassiste, Stéphane Kerecki, net et précis.

Une soirée extraordinaire sous le signe de la vitesse et de la virtuosité. Les spectateurs ne se sont pas privés pour faire une standing ovation.

par Xavier Encinas // Publié le 5 mai 2003
P.-S. :

A écouter : Antonio Farao

  • Far out, CAMJAZZ (2003)
  • Next Stories, ENJA (2002)
  • Thorn, ENJA (2000)
  • Border Lines, SKETCH (2000)