Scènes

Myotis V ou le cycle de la vie

Anthony Laguerre et les percussions de Strasbourg en concert au théâtre du Pavé à Toulouse


Anthony Laguerre et les percussions de Strasbourg (c) Michel Laborde

Anthony Laguerre et les percussions de Strasbourg étaient au théâtre du Pavé à Toulouse dans le cadre d’une programmation conjointe de Jazz sur son 31 et d’Un Pavé dans le Jazz.

Anthony Laguerre et les percussions de Strasbourg (c) Michel Laborde

Tout commence par un battement, une minuscule pulsion lorsque Léa Koster caresse une aiguille à tricoter qui repose sur un gong. Un son continu, sifflant ou susurrant au choix, sur lequel Anthony Laguerre, leader du projet Myotis V et aux manettes d’électroniques et de plein de bidules électriques et magnétiques, tisse et brode.
Une naissance, en somme.
Puis tout va crescendo. D’abord lentement, puis plus vite, plus fort, plus dense aussi. Les quatre percussionnistes - en l’occurrence Théo His-Mahier, Léa Koster, François Papirer et Enrico Pedicone - sur des caisses claires, des toms, des cymbales, des cordes frappées et mille et une choses que l’on heurte et entrechoque, viennent nourrir cette pulsion, ce battement qui a traversé le concert.
Même les mélomanes les plus rétifs aux formes contemporaines - on les reconnaît quand ils crient « Mais ce n’est pas du jazz ! » - auraient écarquillé les yeux. Quant à la salle du Pavé, elle était pleine comme un œuf, celui-là même qui venait peut-être d’éclore, de vivre et de s’éteindre.