Chronique

Richard Bona

Reverence

Richard Bona (voix, b, g, fl, kb, perc), Vinie Colaiuta (dm) + guests

Label / Distribution : Columbia Jazz / Sony

Après Scene from my life, le bassiste camerounais continue son travail de conteur, en abordant l’histoire de notre planète à travers douze chansons d’actualités, chantées en Douala. Au programme, la dévastation des forêts (Te Misea), la vieillesse (Muntula Moto – le murmure du vieux), la condition de la femme (Sweet Mary)…
Considéré actuellement comme le « meilleurs bassiste de la planète » (on peut l’entendre aux côtés de Mike Stern, Pat Metheny, Joe Zawinul, Herbie Hancock…). Il n’est plus bassiste, mais devient griot. La spiritualité est vocalisée par un organe emprunt de douceur et d’émotion.


Cet album est indispensable surtout lorsque l’on sait que « c’est le dernier disque dans ce style, je ne crois pas que je rechanterai. Mon livre a 452 pages, deux auront été tournées ; j’ai trop de musique dans ma tête… ».