Scènes

Le tour du jazz en Cortázar


Article publié in revue Europe (n° 820-821, août-septembre
1997, pp. 117 à 123) et légèrement remanié et augmenté.

 « Caresser l’image de
la mort entre deux disques de jazz title=""> [1]  »

« Je me suis intéressé au jazz car à ce moment-là
[fin des années vingt, début des années trente] c’était la seule musique qui
rejoignait la notion d’écriture automatique, d’improvisation totale d’une écriture.
Alors, comme le surréalisme m’avait beaucoup attiré et que j’étais plongé dans
la lecture d’auteurs tels que Breton, Crevel et Aragon […] le jazz me donnait
un équivalent musical du surréalisme, une musique qui se passait de partition »,
déclarait Julio Cortázar en 1983, au cours d’un entretien <a
href="#_edn2" name="_ednref2" title=""> [2] .

12.0pt'>Pataphysicien [3] ,
comme Boris Vian, dont l’œuvre entier est véritablement habité par le
jazz (tant ses romans et ses nouvelles que son travail critique et ses traductions),
Julio Cortázar (1914-1984) a lui aussi littéralement « truffé » une grande
partie de ses textes de jazz et de blues.

12.0pt'>Dès les toutes premières nouvelles (écrites entre 1939 et 1945, elles
ne seront traduites dans notre langue qu’en 1993), on entend déjà « la voix
brune et épaisse » d’une chanteuse de blues (« Le baquet, secoué sur son support
quand elle frottait le linge, ajoutait son rythme à la batterie d’un blues chanté
par cette fille à peau sombre que Delia admirait dans les journaux de radio
[4]  »), la voix
d’une femme noire « qui pleure et répète : “Fleuve profond, mon cœur est au
bord du Jourdain” name="_ednref5" title=""> [5]  », une « musique de chiens »,
surgie de la radio, pareille à « un châtiment infernal » :

12.0pt'>« — Qu’est-ce que c’est
que cette musique ?

12.0pt'>— Je ne sais pas. Ça doit venir de New York. C’est du jazz. Je l’arrête,
si tu veux [6] .
 »

12.0pt'>Son premier recueil de nouvelles publié en français, Les armes secrètes
contient un texte étrange et magnifique, « L’homme à l’affût title=""> [7]  », dont le personnage principal, un saxophoniste
noir américain nommé Johnny Carter (initiales : J. C., comme… John Coltrane
et Julio Cortazar, … entre autres) est explicitement inspiré de Charlie Parker,
puisque la nouvelle est précédée de la dédicace : « In memoriam Ch. P.
 ». Le narrateur, un critique de jazz parisien, prépare une biographie du musicien.
De ce fait, il entretient un relation plutôt privilégiée avec ce dernier et
sa compagne, allant fréquemment les visiter à leur hôtel, partant à la recherche
d’un saxophone d’emprunt pour le concert qui doit avoir lieu le soir-même à
Pleyel, car Johnny a perdu le sien dans le métro. Le saxophoniste se révèle
complètement obsédé par la question du temps (une lecture attentive de l’ensemble
de l’œuvre cortazarienne montre que cette question est centrale chez l’écrivain
argentin) et raconte au jeune journaliste qu’un jour, à New York, en pleine
séance d’enregistrement avec Miles, il s’est arrêté de jouer et exclamé :
« Ça, je l’ai déjà joué demain ! ». Mais, pour le critique, Johnny
« est toujours en train de jouer demain et les autres sont toujours à la
traîne dans cet aujourd’hui que lui saute sans effort dès les premières notes »,
parce que le nouveau langage élaboré par le musicien est « un jazz qui
rejette tout érotisme facile, tout wagnérisme […] et qui se situe sur un plan
apparemment désincarné où la musique se meut enfin en toute liberté comme la
peinture délivrée du représentatif peut enfin n’être que peinture
[8]
. »

12.0pt'>Mais l’ouvrage majeur de Cortázar est, à mon sens, l’inclassable Marelle,
dont le mode d’emploi ajoute à la lecture habituelle (linéaire, « suivie »)
une seconde possibilité : le saut d’un chapitre à un autre, indiqué à la fin
de chacun d’eux, comme on sauterait d’une case d’un jeu à une autre, passant
du roman à l’essai, de la réflexion à l’action. Or de nombreuses cases de cette
marelle-là débordent de musique, de la « seule musique universelle du siècle,
cette chose qui rapprochait les hommes plus et mieux que l’espéranto, l’Unesco
ou les lignes aériennes, une musique assez primitive pour être universelle et
assez bonne pour faire sa propre histoire avec schismes, reniements et hérésies
­[…], pour admettre les classifications et les étiquettes, le style ceci et
cela, le swing, le be-bop, le cool, va-et-vient du romantisme et du classicisme
[…], une musique-homme [9]
 ». C’est ainsi qu’on peut, au fil des disques passés par Ronald
et Wong (« livrés à la lecture de Carson McCullers, de Miller et de Queneau,
au jazz comme modeste exercice de libération », p. 53), écouter le trompettiste
Bix Beiderbecke et le guitariste Eddie Lang (« Deux morts se battaient fraternellement,
s’enlaçant, puis s’ignorant », p. 48), Lester Young et Dicky Wells (« Oui, d’énormes
lézards, des trombones sur les rives du fleuve, des blues qui se traînaient
 », p. 51), Benny Carter, Chu Berry et « le solo difficilement simple de Teddy
Wilson » (p. 66), « la machine Ellington » ([qui] « les renversa tous sur
son passage avec le fameux dialogue entre la trompette et Baby Cox, l’entrée
subtile et mine de rien de Johnny Hodges, le crescendo (mais le rythme commençait
à se durcir, trente ans déjà, un vieux tigre qui gardait encore du muscle) parmi
les riffs à la fois libres et tendus, petit miracle difficile. Je swingue donc
je suis. […] La musique dénouait toutes les résistances et tissait comme une
repiration commune, la paix d’un seul énorme cœur battant pour tous et les assumant
tous. p. 72), Big Bill Broonzy (« Big Bill Broonzy se mit à psalmodier
See See Rider, comme toujours des choses venues de dimensions inconciliables
se rejoignaient », p. 64), Ma Rainey (p. 65) et Champion Jack Dupree, « perdu
dans les blues » (p. 67), Louis Armstrong (« et après la flambée de la
trompette, le phallus jaune fendant l’air et rythmant la jouissance puis, vers
la fin, trois notes ascendantes, hypnotiquement d’or pur, une pause parfaite
où tout le swing du monde palpitait en un instant intolérable, enfin l’éjaculation
d’un suraigu, jaillissant et retombant comme une fusée dans la nuit sexuelle
 », p. 60), Oscar Peterson (« un certain pianiste triste et gros, un type au
piano et la pluie sur les vitres, de la littérature, quoi », p. 84) ou Lionel
Hampton (« Le vibraphone sondait l’air, amorçait des escaliers équivoques, laissait
une marche en blanc puis en sautait cinq d’un coup et réapparaissait au sommet,
Lionel Hampton balançait Save It Pretty Mamma, il lâchait la corde et
tombait en roulant dans un fracas de vitres, il tournait sur la pointe d’un
pied, constellations instantanées, cinq étoiles, trois étoiles, dix étoiles,
il les éteignait de la pointe de son soulier verni […] et tout l’orchestre
participait à la chute finale, une trompette rauque, la terre, retour au sol,
cerf-volant retombé, fini, adieu. », pp. 51-52).

<span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>Selon son humeur, le magicien Cortázar
nous noie dans « la brume Bessie » (« des épaisseurs de coton entre la voix
et les oreilles, Bessie chantant le visage bandé, la tête enfoncée dans une
corbeille de linge sale, la voix de plus en plus étouffée, collant sa bouche
au linge pour clamer, sans colère ni supplication, I wanna be somebody’s
baby doll
, la voix se repliait dans l’attente, une voix de coin de rue et
de maison remplie d’aïeules, to be somebody’s baby doll […] et de ce
morceau de matière abîmée renaîtrait une fois de plus Empty Bed Blues,
une nuit des années vingt dans un coin des États-Unis. […] blues du lit vide,
le lendemain matin, les souliers qui prennent l’eau, le loyer à payer, la peur
de la vieillesse, le reflet cendreux du jour qui se lève dans la glace au pied
du lit, les blues, le cafard infini de la vie. », pp. 56-58), nous fait ressentir
le besoin « de respirer profond comme avait dû respirer Coleman Hawkins avant
de reprendre le thème » (p. 54) ou renoncer « à suivre les acrobaties de Dizzy
Gillespie sans filet sur le plus haut trapèze […] Sans envie, sans pitié, comme
ce qu’est en train de jouer Dizzy, sans pitié, sans envie » (pp. 55-56).

Cette énumération de noms de musiciens nous donne
déjà une idée de ce qu’on peut supposer représenter les goûts de Cortázar en
matière de jazz. « Quand vient l’heure où j’ai envie d’écouter du jazz, neuf
fois sur dix je sors Duke Ellington, Armstrong, les vieux chanteurs de blues
[10]  », confie-t-il
à son ami Omar Prego. Il est cependant possible de trouver d’autres indications
à travers ses textes.

Ainsi, au fil des pages, il nous fait entendre
« un disque de Benny Carter qui emplit toute l’atmosphère title=""> [11]  », un autre de Gerry Mulligan name="_ednref12" title=""> [12] , une chanson à la radio sauvée
de la vulgarité grâce à la voix d’Ethel Waters
[13]
, plusieurs pianistes, dont « longue est la liste comme long
est le clavier » : Jelly Roll Morton, Bud Powell, Georges Arvanitas, Marian
McPartland, Earl Hines (qui « soudain, avec une perfection pleine de détachement,
[…] leur proposait la première variation de I Ain’t Got Nobody […] et
la musique de Hines rythmait la danse des taches rouges et bleues sous ses paupières,
[…] Ronald ne pourra jamais jouer du piano comme Earl Hines title=""> [14]  ») et, surtout, « Thelonious, Thelonious
Sphere, Thelonious Sphere Monk
[15]
 », sans oublier Ellington et Keith Jarrett <a
href="#_edn16" name="_ednref16" title=""> [16] … Ailleurs,
il découvre un « terrain commun » entre un universitaire français hispanophile
et lui : Eric Dolphy [17]
 !

Dans une autre nouvelle title=""> [18] , rythmée par un air d’Archie Shepp chantonné
par une auto-stoppeuse chilienne, le propre nom du saxophoniste, devenant tantôt
adjectif, tantôt adverbe, tantôt simple leitmotiv sans fonction grammaticale,
revient sans cesse comme une pulsation de l’écriture : « C’est une petite ourse
Shepp et pas tango, faut s’y faire » (p. 628), « … soudain grave et comme
préoccupée, et puis brusquement Shepp, disant que c’est bon d’être là… » (p.
629), « ça a pas l’air mais c’est vrai, je t’assure, Shepp », « cette morveuse
comme en train de lui sortir des morceaux de lui-même, Shepp » (p. 630), « il
faut penser à l’avenir mon petit, Shepp » (p. 631), « en le caressant et Shepp
et dormons maintenant » (p. 634), … 

L’un des personnages du Livre de Manuel
se définit comme « celui qui écoute du free jazz <a
href="#_edn19" name="_ednref19" title=""> [19]  » (« adieu,
adieu mélodie, et adieu aussi les vieux rythmes définis, les formes fermées,
adieu sonates, […] adieu perruques, […] adieu le prévisible, adieu le plus
cher de l’habitude <a
href="#_edn20" name="_ednref20" title=""> [20]  »). Ailleurs
encore, nous sommes dans « un club minable et sombre et sans alcool, avec des
jeunes gens étendus par terre pour mieux écouter les solos du vieux Ben Webster
de passage à Londres <a
href="#_edn21" name="_ednref21" title=""> [21] . »

Lorsque Cortázar part (à peine deux ans avant sa
disparition), avec sa compagne Carol, pour un « voyage intemporel » de
Paris à Marseille sur l’autoroute A 7, il s’étonne d’avoir emporté « trois cassettes
de Billie Holiday et rien d’Ella Fitzgerald ou de Helen Humes », « trois cassettes
de Fats Waller et une seulement de Duke Ellington et d’Armstrong. » Il ne s’agit
pas là de jugements de valeur, précise-t-il, car il a engrangé précipitamment
ces cassettes le matin même du départ, mais le fait est qu’il se trouve avec
« une heure de musique de Charles Mingus et une encore de Jelly Roll Morton
contre dix minutes à peine de Lester Young. » Heureusement, ajoute-t-il, qu’il
a pris soin « de prendre le meilleur de Bix et Trum qui sonne si bien, clair
et parfaitement découpé dans la nuit des parkings name="_ednref22" title=""> [22] . » 

Julio Cortázar ouvre l’étonnant Tour du jour
en 80 mondes
, sorte d’almanach qui réunit de courts textes très divers,
en annonçant qu’outre le fait de devoir à Jules Verne le titre de son ouvrage,
c’est à Lester Young qu’il doit « la liberté de l’avoir transformé » : « Un
soir que Lester emplissait de fumée et de pluie la mélodie de Three Little
Words
, j’ai senti plus que jamais ce qui faisait les grands du jazz, cette
invention qui demeure fidèle au thème qu’elle combat et transforme et irise.
[…] Lester à présent choisissait le profil, presque l’absence du thème, l’évoquant
comme l’anti-matière évoque peut-être la matière […] Avec le jazz, je débouche
toujours sur l’ouvert. […] L’analogie fonctionne en moi comme en Lester le
thème mélodique qui l’amenait au revers du tapis, là où les mêmes fils et les
mêmes couleurs se composent autrement name="_ednref23" title=""> [23] . »

Ce même recueil contient deux autres textes qui
comptent pour nous parmi les plus belles pages de la « littérature jazz
 ». D’abord, un hommage au trompettiste Clifford Brown, tué à 26 ans dans un
accident de voiture : « Quand je veux savoir ce que vit le chaman au plus haut
de l’arbre de passage, j’écoute une fois de plus le testament de Clifford Brown,
un coup d’aile qui déchire le continu, qui invente une île d’absolu dans le
désordre. Et après, de nouveau, l’habitude où lui et tant d’autres sont morts
[24] . » Puis,
cet extraordinaire « tour du piano par Thelonious Monk », écrit à la suite d’un
concert auquel l’écrivain assista à Genève en mars 1966, avec l’ami et poète
Claude Tarnaud : « Thelonious voyage vertigineusement sans bouger,
naviguant centimètre après centimètre, en direction de la queue du piano qu’il
n’atteindra jamais […] jusqu’à ce que sa main abandonne son appui et que l’ours
vire lentement de bord et tout pourrait arriver à cet instant où l’appui lui
manque, où il flotte comme un alcyon sur le rythme de Charlie Rouse qui est
en train de poser les derniers longs, véhéments, admirables coups de pinceau
de rouge et de violet, nous éprouvons le vide de Thelonious éloigné du bord
du piano, l’interminable diastole d’un seul immense cœur où battent tous nos
sangs, et exactement alors, son autre main se saisit du piano, l’ours se balance
aimablement et revient nuage après nuage jusqu’au clavier, il le regarde comme
pour la première fois, il promène dans les airs ses doigts indécis, les laisse
tomber et nous sommes sauvés, il y a Thelonious capitaine, il y a navigation
de nouveau. <a
href="#_edn25" name="_ednref25" title=""> [25]  » 

Pourtant, ce n’est pas la seule mention de musiciens,
d’instruments, de morceaux de jazz, de références au monde du jazz qui fait
de Cortázar un écrivain « jazz ». L’écriture elle-même est influencée par la
musique : « Personne n’a pu expliquer ce qu’est en fait le swing. L’explication
la meilleure est que dans une mesure à quatre temps, le musicien de jazz avance
ou retarde instinctivement ces temps qui, selon le chronomètre, devraient être
égaux. Alors une mélodie qui, chantée comme elle a été composée, avec ses temps
bien marqués serait banale, si un musicien de jazz s’en empare et modifie son
rythme par l’introduction de ce swing, devient aussitôt porteuse d’une
tension. […] Et, mutatis mutandis, c’est ce que j’ai toujours essayé
de faire dans mes nouvelles. J’ai essayé que la phrase non seulement dise ce
qu’elle veut dire, mais qu’elle le fasse d’une manière qui renforce le sens,
qui l’introduise par d’autres voies non plus dans l’esprit mais dans la sensibilité
du lecteur […] Le rythme de la phrase — et c’est là qu’intervient la musique
— agit sur le lecteur sans qu’il s’en doute. Cela explique […] ce qui arrive
à la fin de mes nouvelles, l’importance que j’attache à leur rythme final. Il
ne peut y avoir là ni un mot, ni un point, ni une virgule, ni une phrase de
plus. La nouvelle doit arriver aussi fatalement à sa fin qu’une grande improvisation
de jazz <a
href="#_edn26" name="_ednref26" title=""> [26] . »

Cette notion d’improvisation représente, pour l’écrivain,
« la joie esthétique la plus pure », car ce moment idéal, « cette culmination
de la beauté […] est comme une sorte de porte qui s’ouvre alors même que l’instant
s’achève ». Et « quand il y a conjonction, c’est-à-dire quand tous les musiciens
semblent portés par un même élan, phénomène habituellement instantané et de
peu de durée, on obtient alors la perfection totale name="_ednref27" title=""> [27] . » Cette perfection, il me plaît
de la discerner aussi dans l’œuvre de Julio Cortázar, à qui je laisserai le
soin de conclure : « Un homme est toujours un peu plus et un peu moins
qu’un homme, plus qu’un homme parce qu’il renferme ce que le jazz pressent,
éclaire et même anticipe, et moins qu’un homme parce qu’il a fait de cette liberté
un jeu esthétique ou moral, un échiquier où il se réserve d’être la tour ou
le cheval, une définition de la liberté que l’on apprend dans les écoles, précisément
dans les écoles où l’on n’a jamais appris et où l’on n’apprendra jamais aux
enfants la première mesure d’un ragtime ou la première phrase d’un blues <a
href="#_edn28" name="_ednref28" title=""> [28] . »

<span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>Philippe Fréchet



vertical-align:baseline'> [1] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. Julio Cortázar
 : « Récit sur un fond d’eau », in Fin d’un jeu III (1956), in Nouvelles
1945-1982, édition intégrale
[abrégé en N. é. i. dans la suite des notes]
(Du monde entier, Gallimard, 1993, collection UNESCO d’œuvres représentatives
 ; trad. Laure Guille-Bataillon, Françoise Rosset & Françoise Campo-Timal
 ; préf. Mario Vargas Llosa), p. 344.

vertical-align:baseline'> [2] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. Julio Cortázar
 : Entretiens avec Omar Prego [E. O. P.] (Folio/Essais-Inédit, n° 29,
Gallimard, 1986, trad. par Françoise Rosset), p. 215. "Times New Roman"'>

vertical-align:baseline'> [3] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. Sont « pataphysiciens
 » les membres du Collège de ’Pataphysique, cette « science des solutions imaginaires ».
Outre Vian et Cortázar, Raymond Queneau, Noël Arnaud, Henri Salvador, Gavin
Bryars et Frank Ténot, entre autres, étaient ou sont membres de cette confrérie.<span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>

vertical-align:baseline'> [4] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Le téléphone
sonne, Delia », in L’autre rive (1945), N. é. i., pp. 36-37. <span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>

name="_edn5" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [5]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Rescapé de la
nuit », in L’autre rive (1945), N. é. i., p. 55.Tahoma;"Times New Roman"'>

name="_edn6" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [6]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Mutation », in
L’autre rive (1945), N. é. i., p. 70."Times New Roman"'>

vertical-align:baseline'> [7] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « L’homme à l’affût
 » in Les armes secrètes, nouvelles (La Croix du Sud, Gallimard, 1963
 ; trad. Laure Guille-Bataillon de Las armas secretas (1959) ; Folio
n° 448, 1973 ; repris dans N. é. i., pp. 208 à 245).

name="_edn8" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [8]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'> . Idem, pp. 210,
212 et 223 de N. é. i.

vertical-align:baseline'> [9] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. Marelle (L’imaginaire
n° 51, Gallimard, 1979 [1e éd. fr. : 1966], trad. Laure Guille-Bataillon
(partie roman) & Françoise Rosset (partie essai) de Rayuela, Editorial
Sudamericana S. A., Buenos-Aires, 1963), p. 78.

vertical-align:baseline'> [10] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. E. O. P., p. 217."Times New Roman"'>

name="_edn11" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [11]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Lettre à une
amie en voyage », in Bestiaire (1951), N. é. i., p. 101.Tahoma;"Times New Roman"'>

name="_edn12" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [12]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Les armes secrètes
 » (1959), N. é. i., p. 251.<span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>

name="_edn13" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [13]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Lucas, ses chansons
errantes », in Un certain Lucas (1979), N. é. i., p. 821. <span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>

name="_edn14" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [14]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. Marelle,
op. cit., p. 73.

name="_edn15" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [15]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Lucas, ses pianistes
 », in Un certain Lucas (1979), N. é. i., p. 849.<span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>

name="_edn16" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [16]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Orientation des
chats », in Nous l’aimons tant, Glenda (1980), N. é. i., p. 855.<span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>

name="_edn17" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [17]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Silvia », in
Ultimo round (1969), N. é. i., p. 575."Times New Roman"'>

name="_edn18" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [18]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Lieu nommé Kindberg
 », in Octaèdre (1974), N. é. i., pp. 627-634.<span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>

name="_edn19" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [19]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. Livre de Manuel
(Folio n° 1812, Gallimard, 1987 ; trad. Laure Guille-Bataillon de Libro
de Manuel
, Editorial Sudamericana S. A., Buenos-Aires, 1973), p. 361."Times New Roman"'>

name="_edn20" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [20]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. Idem, p. 24."Times New Roman"'>

vertical-align:baseline'> [21] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. 62, Maquette
à monter
(Du monde entier, Gallimard, 1971, trad. Laure Guille-Bataillon
de 62 modelo para armar, Editorial Sudamericana S. A., Buenos-Aires,
1968), p. 155. Tahoma;"Times New Roman"'>

vertical-align:baseline'> [22] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. Carol Dunlop &
Julio Cortázar : Les autonautes de la cosmoroute, ou un voyage intemporel
Paris-Marseille
(Du monde entier, Gallimard, 1983, trad. Laure Guille-Bataillon
& Françoise Campo de Los autonautas de la cosmopista, viaje attemporel
París-Marsella
, Muchnik Editores, Barcelona, 1983), pp. 238-239."Times New Roman"'>

vertical-align:baseline'> [23] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Ça commence comme
ça », in Le tour du jour en quatre-vingts mondes [T.J.Q.M.] (Du monde
entier, Gallimard, 1980, trad. Laure Guille-Bataillon, Karine Berriot, J.-C.
Lepetit et Céline Zins d’extraits de La vuelta al dia en ochenta mundos
et de Ultimo round, Siglo XXI, Mexico-Madrid, 1967 et 1969), p. 9.<span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>

name="_edn24" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [24]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Clifford », T.J.Q.M.,
p. 53.<span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>

name="_edn25" title="">8.0pt;font-family:Tahoma;
vertical-align:baseline;vertical-align:baseline'> [25]
<span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. « Le tour
du piano par Thelonious Monk<span
class=MsoEndnoteReference>baseline'>  »,
T.J.Q.M., pp. 82-84. Je ne saurais trop recommander au lecteur de se procurer
l’intégralité de ce texte dont il est très dommageable de n’extraire que ces
quelques lignes…
baseline;vertical-align:baseline'>

vertical-align:baseline'> [26] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. E. O. P., pp. 222-223.Tahoma;"Times New Roman"'>

vertical-align:baseline'> [27] <span
style='font-size:8.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>. E. O. P., p. 216.

<span
class=MsoEndnoteReference>vertical-align:baseline'>28.font-family:Tahoma;"Times New Roman"'> Marelle, op. cit., p.
79-80.
<span
style='font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>

<span
style='font-size:7.0pt;font-family:Tahoma;"Times New Roman"'>N.B. : dans le disque
du pianiste François Tusques « Octaèdre, un hommage à Julio Cortázar » (enregistré
en juin 1994 et produit par le label AxolOtl Jazz, sous la référence AXO 101),
on peut entendre l’écrivain s’exprimer, dans un excellent français, sur les
rapports que sa propre écriture entretient avec le jazz, dans des termes très
proches de ceux dont il use au cours de l’entretien avec son ami Prego cité
ici.7.0pt;'>