Chronique

Stan Laferrière

49 petites histoires du jazz

Label / Distribution : De Boeck Supérieur (DBS)

« Le jazz, j’aime pas ça ! » Qui parmi nous n’a jamais entendu tomber cette sentence définitive ? Qui prouve au passage une certaine ignorance de la diversité constitutive d’une musique en perpétuel modelage depuis plus d’un siècle. Stan Laferrière n’est sans doute guère impressionné par un tel verdict et œuvre au quotidien pour porter la bonne parole du jazz. Pianiste, guitariste, chanteur, arrangeur, compositeur, chef d’orchestre, ce musicien est aussi un pédagogue qui n’aime rien tant que communiquer et partager ce qui est chez lui une passion de naissance [1], ce qu’on peut vérifier notamment avec son blog Docteur Jazz.

Avec 49 petites histoires du jazz publié aux éditions universitaires De Boeck Supérieur, Stan Laferrière poursuit son travail de vulgarisation – prenons ce mot au sens le plus noble – en offrant une véritable « plongée » dans l’aventure du jazz, sous la forme de questions auxquelles il répond avec la gourmandise partageuse qu’on lui connaît. Tout ou presque y passe, entre noms légendaires et approches stylistiques ou historiques, depuis le quadrille au XVIIe siècle jusqu’à nos jours. Chacun des 49 chapitres se termine par un « Le saviez-vous ? » et un « morceau choisi », disponible à l’écoute grâce à une playlist établie par l’auteur. Surtout, on peut tout aussi bien lire ce petit livre du début à la fin comme on y piochera une question au gré de son humeur.

Les plus féru·es d’entre nous auront sans doute quelque chose à apprendre de ce bilan érudit mais jamais pesant. Parce que nul n’est omniscient et qu’un petit rafraîchissement de la mémoire est toujours bénéfique. Quant aux autres – sans doute nombreux – iels tireront profit de la jubilation qui transpire à travers ses lignes et devraient être gagné·es par le désir d’en savoir plus, voire de laisser de côté tous ces clichés qui perdurent…

par Denis Desassis // Publié le 11 janvier 2026

[1Ne serait-ce que parce qu’il est le fils de Marc Laferrière.