Tribune

Lusophonie du Jazz

Petit tour d’horizon de la passionnante scène portugaise.


Take the A tram if you want to go to Lisbon

Si vous demandez à quelqu’un de vous citer un pays qui lui évoque le jazz, d’aucuns vous citeront les Etats-Unis, d’autres la France, d’autres encore l’Italie ou la Suisse. Peu vous citeront spontanément le Portugal, plus volontiers associé à une autre musique, le fado. On trouve pourtant au Portugal une des scènes les plus foisonnantes, vigoureuses et aventureuses en Europe. Musiciens frondeurs, labels d’avant-garde, festivals exigeants. Voyage dans un pays empreint de traditions mais profondément tourné vers l’avenir.

Le jazz au Portugal s’est développé dans l’immédiat après-guerre. Luiz Villas-Boas (1924-1999) en fut le principal divulgateur. C’est lui qui créa en 1948 à Lisbonne le premier club de jazz du pays, le Hot Clube de Portugal, toujours en activité aujourd’hui. De grands noms tels Sidney Bechet ou Count Basie s’y sont produits en leur temps.
Dans les années qui suivirent, le batteur Manuel Jorge Veloso (1937) forme avec Jean-Pierre Gebler, Justiniano Canelhas et Bernardo Moreira, le Quarteto do Hot Clube de Portugal, premier groupe régulier de l’histoire du jazz portugais [1]. Veloso fit également beaucoup pour la promotion du jazz au Portugal à travers une émission musicale à la télévision portugaise.

Jorge Lima Barreto (1949-2011) est une autre figure historique du jazz portugais. Pianiste, critique musical, musicologue, universitaire, il fonda en 1973 l’Associação de Música Conceptual avec Carlos Zíngaro afin d’organiser des concerts et ainsi de valoriser le travail de compositeur de nombreux musiciens dans le pays. Il fonde avec Vitor Rua le groupe Telectu en 1982, avant-gardiste duo free jazz qui tournera dans de nombreux pays à travers le monde. Il est l’auteur de Revolução do Jazz sorti en 1972, ouvrage fondateur qui a fait découvrir aux musiciens portugais la révolution du free jazz.

Carlos Zingaro

Pourtant, le premier musicien qui vient à l’esprit quand on accole les mots jazz et Portugal est sans doute le violoniste Carlos Zingaro [2]. De son vrai nom Carlos Alves, il est né en 1948 à Lisbonne. Il étudia d’abord la musique classique au conservatoire de sa ville natale avant de se tourner vers les musiques improvisées. A vingt ans il fonde, avec le violoncelliste Celso Carvalho et le compositeur Luís Pedro Fonseca, le groupe Plexus qui sortira un unique disque, Paraíso amanhã chez RCA, dans lequel il mélangeait musique contemporaine, improvisation et rock. Il a ouvert la voie, montré à ses compatriotes qu’on pouvait vivre des musiques libres et créatives au Portugal et fait figure aujourd’hui de figure tutélaire. Il a été l’un des premiers à expatrier son art au-delà des frontières du Portugal, n’hésitant pas à croiser le fer avec tout ce que l’Europe compte d’improvisateurs de talent : Barre Phillips, Daunik Lazro, Derek Bailey, Joëlle Léandre, Evan Parker ou Paul Lovens.

une musique engagée et sans concession, dans laquelle de nombreux jeunes musicien.ne.s portugais.es se retrouvent aujourd'hui

Portée par ces figures iconiques, la génération suivante est sans doute celle qui a jeté les bases de l’émancipation et de l’affirmation de la scène portugaise. Ils ont été de ceux, dans des styles et des approches forts différents, qui ont installé le jazz dans le paysage musical portugais. On y croise des musiciens de renom tels le flûtiste Carlos Bechegas, le violoncelliste Miguel Mira, le violoniste Ernesto Rodrigues [3], le contrebassiste Carlos Barretto, le pianiste Mário Laginha, la chanteuse Maria João ou le contrebassiste Carlos Bica, qui se fit connaître au milieu des années 90 pour la finesse de ses compositions, accompagné de son trio Azul qu’il forme encore aujourd’hui avec le guitariste allemand Frank Möbus et le batteur américain Jim Black.

De nombreux musiciens nés dans les années 60 se sont engouffrés dans l’appel d’air créé par leurs aînés, se jetant à corps perdu dans la bataille. A commencer par Rodrigo Amado dont le saxo acéré et combatif et les nombreuses collaborations (de Joe McPhee à Sei Miguel, de Luís Lopes à Gerald Cleaver) ont marqué la scène free européenne. Son œuvre multiforme louvoie entre tradition et modernité, empruntant à l’une et l’autre pour tisser une musique engagée et sans concession, dans laquelle de nombreux jeunes musiciens portugais se retrouvent aujourd’hui [4]. D’autres musiciens nés dans la même décennie tels le guitariste Vitor Rua, les pianistes João Paulo Esteves da Silva [5] et Carlos Azevedo (directeur musical de l’Orquestra Jazz de Matosinhos) [6], les saxophonistes Carlos Martins et Bruno Parrinha, le trompettiste Sei Miguel, le contrebassiste Hernâni Faustino ou le guitariste Luís Lopes (et son frénétique Humanization 4tet) font aujourd’hui partie des piliers de la scène lusitanienne.

Les musiciens nés dans la décennie suivante sont les premiers à ne pas avoir connu la chape de plomb qu’instaurait la dictature de Salazar [7]. Ils sont nés dans un Portugal qui goûtait enfin à la liberté et entrait (doucement mais sûrement) dans la modernité. Dans les faits, cela se traduit par une approche de plus en plus ouverte et décloisonnée de la musique. Cette génération n’hésite pas à mélanger les genres, ne s’interdisant aucune rencontre, multipliant les projets comme autant de cordes à leurs arcs. Ces quarantenaires sont les pianistes Rodrigo Pinheiro (membre du Red Trio avec Hernâni Faustino et Gabriel Ferrandini), Bernardo Sassetti (mort brutalement en 2012) et Marco Barroso (fondateur, compositeur et directeur du déjanté LUME, pour Lisbon Underground Music Ensemble) [8], les contrebassistes Nelson Cascais, Hugo Antunes et Gonçalo Almeida, les batteurs João Lancastre et Marco Franco, la chanteuse Sara Serpa (que l’on a entendu notamment avec John Zorn au sein du groupe vocal Mycale) ou la trompettiste Susana Santos Silva.

Mário Costa par Gérard Boisnel

une génération décomplexée, connectée et adepte du Do it Yourself, multipliant les expériences sonores aux quatre coins du monde

Actuellement, on assiste à une recrudescence assez incroyable de jeunes musiciens de grand talent au Portugal. Aux déjà « vieux routiers » que sont les guitaristes André Fernandes et Marcelo dos Reis, le pianiste Júlio Resende, le trompettiste Luís Vicente, l’altiste João Camões, les batteurs Gabriel Ferrandini et Mário Costa [9] (dont la carrière a pris une autre envergure depuis qu’il fait partie du quintet d’Emile Parisien) viennent s’agréger de nouveaux venus, fraîchement débarqués dans le giron des musiques créatives, tels les saxophonistes João Mortágua, Pedro Sousa et Francisco Andrade, les guitaristes Mané Fernandes, Pedro Branco et André Santos, le vibraphoniste Eduardo Cardinho ainsi que le manieur de platines Pedro Lopes. Ils sont les chefs de file d’une génération totalement décomplexée, connectée (ils utilisent à merveille les réseaux sociaux pour faire connaître leur musique) et adepte du Do it Yourself, multipliant les expériences sonores aux quatre coins du monde.

Aujourd’hui, les noms qui circulent sur les lèvres des amateurs portugais sont ceux de l’accordéoniste João Barradas et du batteur Pedro Melo Alves (The Rite of Trio, Omniae Ensemble), tous deux salués unanimement par la critique. Deux groupes font également beaucoup parler d’eux : Slow is Possible (dont le dernier album foutraque et débridé, Moonwatchers, est sorti chez Clean Feed au début de l’année) et Bode Wilson, issu du collectif de Porto, Porta Jazz.


Carlos Bica © Michel Laborde

Les Festivals

On retrouve bon nombre de ces jeunes (et moins jeunes) musiciens talentueux programmés dans les nombreux festivals que compte le Portugal. Ces festivals ont joué (et jouent toujours pour la plupart) un rôle prépondérant dans la promotion du jazz dans le pays. On en recense toute l’année dans plusieurs endroits du Portugal, pour tous les goûts (du jazz mainstream au jazz le plus avant-gardiste) et pour toutes les bourses.

Le premier festival de jazz au Portugal se déroula le 20 novembre 1971 à Cascais, station balnéaire de la banlieue de Lisbonne. Organisé par le chanteur de fado João Braga et par Luís Villas-Boas (encore lui), il vit se produire Miles Davis, Dexter Gordon, Phil Woods et The Giants of Jazz [10]. Le Cascais Jazz Festival s’arrêta en 1988, avant de renaître à l’été 2004 sous le nom de EDP Cool Jazz Festival (Energias de Portugal - le festival EDF, quoi !) qui a eu lieu en juillet 2018 et qui a accueilli, entre autres, Gregory Porter, Badbadnotgood ou Norah Jones (on n’a que ce que l’on mérite).

Au mois d’août, la ville de Lisbonne accueille, depuis 1984, le fameux Jazz Em Agosto, festival renommé pour son jazz d’avant-garde. Programmé par l’historique Rui Neves, il a lieu à la Fondation Calouste Gulbenkian, en plein cœur de la capitale. Il a vu passer quelques-uns des musiciens les plus aventureux de la scène improvisée mondiale (Anthony Braxton, Peter Brötzmann, Evan Parker, Carlos Zingaro, Joëlle Léandre, Steve Lehman, Eve Risser, Susana Santos Silva et tant d’autres). Le festival a beaucoup fait pour le développement et la promotion d’un jazz libre et audacieux. Cette année pour fêter sa 35e édition, le festival a consacré toute sa programmation au trublion new-yorkais John Zorn.

A Coimbra a lieu à l’automne le festival Jazz ao Centro-Encontros Internacionais de Jazz de Coimbra [11]. Il est organisé par l’association JACC (Jazz ao Centro Clube) qui existe depuis 2003 et a pour mission la promotion, la diffusion et l’enseignement du jazz. Cette association gère également un club de jazz, le Salão Brazil, à la programmation riche et téméraire. Coimbra étant située au cœur du pays, environ à mi-chemin de Lisbonne et de Porto, elle draine de fait de nombreux musiciens venus de tout le Portugal et apparaît ainsi comme l’épicentre du jazz portugais. En été on peut également assister au Quebra Jazz Festival programmé et organisé chaque week-end par le bar Quebra Jazz. Les spectateurs s’installent sur les marches de la rue Quebra Costas qui mène au Haut Coimbra et assistent à des concerts gratuits dans une ambiance bon enfant.

Au mois de décembre c’est Porto qui y va de son festival. L’association Porta Jazz organise depuis huit ans le festival du même nom. Le festival accueillait l’année dernière les groupe In Love With de Sylvain Darrifourcq, LAMA et Bode Wilson.

Enfin, le Portalegre JazzFest a lieu tous les ans au printemps dans cette ville moyenne, en plein cœur du Portugal. La programmation y est toujours éclectique et audacieuse. Elle fait la part belle aux jeunes musiciens portugais et tisse également, depuis quelques années, des ponts transeuropéens avec leurs lointains cousins norvégiens.

D’autres festivals moins connus ont lieu dans diverses villes du pays telles Braga, Guimarães ou Seixal (qui accueillait cette année la grande Carla Bley).
Outre le travail de promotion et de soutien de la scène lusitanienne réalisé par les festivals, de nombreux lieux (clubs, bars ou salles de concert) diffusent et font vivre le jazz et les musiques improvisées toute l’année. Essentiellement concentrés dans les trois grandes villes du pays (Lisbonne, Porto et Coimbra), ils constituent un vecteur majeur de la médiatisation et de la démocratisation de ces musiques.


Carlos Bechegas par Michel Laborde

Les lieux de diffusion

Historiquement, c’est à Lisbonne qu’a été créé le premier club de jazz du Portugal, le Hot Clube de Portugal. Il est associé aujourd’hui à une école de musique, l’école de jazz Luiz Villas-Boas dont sont issus de nombreux musiciens portugais (Ricardo Jacinto, Luís Vicente, Gonçalo Almeida). Et c’est dans la capitale que l’on compte le plus d’endroits où l’on joue ces musiques - la plupart du temps, il faut bien le dire, dans des lieux assez confidentiels : hangar désaffecté reconditionné en librairie alternative (librairie Ler devagar), anciens locaux de la banque Caixa Geral de Depósitos (Culturgest), centre culturel autogéré (Irreal) ou café transdisciplinaire (Pequena notavel). Un autre endroit très prisé est le SMUP (pour Sociedade Musical União Paredense) situé dans la ville de Parede, une station balnéaire en banlieue de Lisbonne, dont la programmation est assurée par le violoncelliste Ricardo Jacinto.

A Porto, plusieurs lieux coexistent. Ils sont détaillés dans cet article consacré à la scène portuane.

A Coimbra, c’est le Salão Brazil qui réunit les amateurs de musiques improvisées. Située au cœur de la ville, à l’étage d’un vieil immeuble centenaire, cette salle est le quartier général de l’association JACC. La jeunesse estudiantine et bohème de Coimbra s’y retrouve en fin de semaine autour d’un verre et de musiques inclassables.


Marcelo dos Reis par David Madeira

Les maisons de disques

Émanant souvent de musiciens ou de collectifs de musiciens, les labels portugais sont aujourd’hui reconnus unanimement dans le monde entier pour leur travail de découverte et de soutien des musiciens lusitaniens (mais pas que). Le phénomène est assez récent puisque jusqu’à la fin des années 1990, il n’existait pas de label portugais pour le jazz et les musiques improvisées. Les musiciens devaient, la plupart du temps, s’expatrier pour faire connaître et enregistrer leur musique. (En 1976, Rão Kyao sort Malpertuis, officiellement le premier album de jazz portugais). A partir de l’an 2000, la production discographique portugaise s’envole et de nombreux labels voient le jour dans le pays.

De Lisbonne, on peut voir le monde

Le plus « médiatique » et le plus réputé est sans conteste le label Clean Feed.
Basé dans la capitale, il a été fondé en 2001 par Pedro Costa et Rodrigo Amado. Il est aujourd’hui le porte-étendard des musiques créatives au Portugal et rayonne dans toute l’Europe (Pedro Costa a l’habitude de répondre, quand on l’interroge sur l’isolement géographique du Portugal, aux confins de l’Europe, que « De Lisbonne, on peut voir le monde »). Pour ce dossier, Pedro Costa répond à nos questions concernant Clean Feed et la scène jazz portugaise. Le label accorde une importance toute particulière aux pochettes des albums, réalisées par l’illustrateur Travassos qui est lui-même musicien. Clean Feed tend la main aux musiciens portugais (notamment au travers de son label défricheur Shhpuma, créé en 2012) mais produit également de nombreux musiciens du monde entier. Clean Feed est une des branches de la société Trem Azul qui comprend aussi un magasin de disques. Trem Azul distribue également une dizaine de catalogues musicaux au Portugal et organise des concerts dans ses locaux tout au long de l’année.

En 1999, peu avant Clean Feed donc, le violoniste Ernesto Rodrigues fonde Creative Sources. Installé à Lisbonne, il compte un très riche catalogue (plus de 500 albums à ce jour) qui embrasse une foule de musiques différentes : jazz, musique contemporaine, noise, musique expérimentale... Creative Sources organise, tous les ans durant une semaine, le Creative Sources Fest qui programme les musiciens du cru. Un autre label estampillé jazz existe à Lisbonne : Sintoma Records, créé en 2012, propose un jazz plus mainstream.

A Coimbra, on trouve deux labels bien connus des amateurs de musiques improvisées : JACC Records et Cipsela. Le plus ancien, JACC Records date de 2010. Géré par l’association JACC [12], ce label brasse divers univers et accompagne régulièrement les jeunes musiciens dans la réalisation de leur premier album. Un temps en sommeil, il a repris des couleurs en sortant l’année dernière, coup sur coup, deux superbes albums : Timeless du duo Marcelo dos Reis/Eve Risser et House Full of Colors du STAUB Quartet. L’autre label de Coimbra est celui du guitariste touche-à-tout Marcelo dos Reis. Fondé en 2014, avec José Miguel Pereira, Cipsela Records repose sur un concept très artisanal. Les albums sont tirés à 300 exemplaires ; les pochettes sont réalisées par la graphiste Katia Sa qui donne une très forte identité visuelle au projet ; la musique, totalement improvisée, est souvent enregistrée dans des lieux confidentiels ou en concert. Les deux prochaines sorties du label sont très attendues : il s’agit de deux enregistrements solo, l’un du trompettiste Luís Vicente, l’autre du violoncelliste Valentin Ceccaldi.

Carimbo est un autre label important au Portugal. Établi à Porto, il est géré par l’association Porta Jazz et encourage et produit des musiciens locaux. Une quarantaine de références sont sorties à ce jour. Porto compte deux autres labels plus confidentiels, Wasser Basin et Sonoscopia.


éloge de notre folie

Pour terminer ce tour d’horizon (que nous espérons le plus exhaustif possible), comment ne pas évoquer un album qui est sorti cet été sur le label Clean Feed et qui réunit la fine fleur de l’avant-garde portugaise.
Emmené par Luís Lopes et Rodrigo Amado, cet ensemble, baptisé LFU, pour Lisbon Freedom Unit, comprend également Bruno Parrinha, Pedro Sousa, Rodrigo Pinheiro, Ricardo Jacinto, Hernâni Faustino, Pedro Lopes et Gabriel Ferrandini. Enregistré en novembre 2015 et intitulé Praise of Our Folly (que l’on pourrait traduire par Éloge de notre folie [13]), l’album est une longue suite en quatre actes, inspirée de l’art brut et des premières avant-gardes. L’œuvre, minimaliste, débridée et libertaire, fait le lien entre plusieurs générations de musiciens portugais et promeut l’improvisation libre, l’ouverture et la chose collective non seulement comme mode de jeu, mais aussi et surtout comme façon d’être ensemble, comme manière d’être au monde et finalement comme mode de vie.

par Julien Aunos // Publié le 28 octobre 2018
P.-S. :

Nous avons demandé à Rui Eduardo Paes, responsable du magazine Jazz.pt (le Citizen Jazz portugais) de nous citer quelques noms de musicien.ne.s portugais.es de la nouvelle génération montante.

Voici sa sélection de groupes :
- Slow is Possible
- Home (et surtout son leader, João Barradas, un fantastique accordéoniste)
- The Rite of Trio (et surtout le leader et batteur Pedro Melo Alves)
- Bode Wilson

Et une sélection de musiciens :
- João Mortágua (saxophone alto)
- Pedro Sousa (saxophone ténor)
- Pedro Lopes (platines)
- Francisco Andrade (saxophone ténor)
- Mané Fernandes (guitare)
- Pedro Branco (guitare)
- André Santos (guitare)

[1Ils s’expatrieront même en 1963 au festival belge de Comblain-la-Tour.

[2Avec qui Lima Barreto a enregistré deux albums : Kits en 1992 et Kits 2 en 2008.

[3Par ailleurs fondateur du label d’avant-garde Creative Sources

[4Rodrigo Amado est également un photographe de talent, comme le prouve l’article de Franpi Barriaux.

[5Auteur en 2017 du très beau Brightbird chez Arjuna Music.

[6Fondé en 1999 dans la banlieue de Porto par Pedro Guedes, l’OJM est une sorte d’ONJ à la portugaise, qui multiplie notamment les collaborations avec des artistes de renom le temps d’un projet (Chris Cheek, Lee Konitz, Kurt Rosenwinkel, Carlos Bica ou Carla Bley).

[7La révolution des œillets, qui destitua la dictature salazariste après plus de quarante ans de régime totalitaire, eut lieu en 1974.

[8LUME fait aujourd’hui partie des dix ensembles européens membres du réseau « European Grands Formats » ; créé à l’initiative de la fédération Grands Formats, ce réseau a pour objectif de développer et augmenter la visibilité de la musique en grande formation à travers l’Europe.

[9Issu, comme Susana Santos Silva, de l’autre grande école de jazz du pays : l’ESMAE (Escola Superior de Música e Artes do Espectáculo), située à Porto.

[10Soit, excusez du peu, Thelonious Monk, Kai Winding, Art Blakey, Sonny Stitt, Al McKibbon et Dizzy Gillespie !

[11Dont la seizième édition vient de s’achever et qui accueillait cette année, trois grandes dames : Mary Halvorson, Sylvie Courvoisier et Carla Bley.

[12Dont le président n’est autre que le contrebassiste José Miguel Pereira.

[13Le titre fait référence à l’œuvre D’Érasme parue en 1511.